Bienvenue à Calmont

Bienvenue à Calmont

Un village du Lauragais

Aux portes des Pyrénées

Aux portes des Pyrénées

Calmont est placé sur les bords de l'Hers vif, au pied des coteaux de la rive droite formant le lauragais.

Ses origines remontent à un prieuré de Saint Sernin, dit Saint-Sernin-de-Pauliac, qui était situé sur la rive gauche de la rivière, entre le hameau de Peyret et cette dernière.

On ne sait rien de la croisade albigeoise de la fin du XIIème siècle, cette première réforme, mais Esclarmonde de Foix, étant seigneur cathare de Pamiers, et Raimon d'Alfaro, seigneur d’Avignonet, on peut penser que le catharisme était répandu dans les environs.

En 1202, Otton de Léran se donna au prieuré avec tout son fief de Calmont, qui comportait un château et une maison fortifiée et c'est, dès lors, que le nom de Calmont se substitua à celui de Pauliac pour désigner le prieuré. Ce château primitif se trouvait à coté de l'ancien réservoir municipal d'eau potable qui dominait le village.

Situé aux confins du Toulousain et du comté de Foix, le village fut de bonne heure l'objet de contestations.

Il y eut partage, en 1230, entre les héritiers d'Otton de Léran et l'abbé de Saint-Sernin.

Au milieu du XIIIème siècle, il y a des co-seigneurs, parmi lesquels le comte de Foix. Cependant, malgré les réclamations de celui-ci, Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, fit occuper ce château et ses terres et une bastide (dite "La Tourelle") fut fondée par lui au pied du donjon féodal.

Calmont avait des consuls en 1271, lors de la réunion à la couronne de France, et c'était le chef-lieu d'une baillie.

Dès les premières années du XIVème siècle, la baronnie de Calmont, appartenait à Bernard Saquet, à la suite de dons du roi et d'abandon du comte de Foix et sa famille directe conservera cette seigneurie jusqu'au milieu du XVème siècle.

Elle passa en 1463 à Jean de Château Verdun, sénéchal du comte de Foix. C'est lui qui fit bâtir, vers 1480 ou 1490, sur les bords du Grand l'Hers appelé aussi "Hers Vif", en aval de Calmont, le premier château de Terraqueuse.
Il eut des démêlés au sujet de la possession de Calmont avec la princesse Viane et sa fille Catherine de Navarre.

Au moment de la réforme, les Château-Verdun se convertirent au calvinisme. François de Château-Verdun, baron de Calmont, tint la campagne pour la cause des réformés ; il s'empara de Saverdun en 1574 et fut tué au siège de Pamiers. La population de Calmont imita ses seigneurs et cette bourgade fut un des centres les plus importants de la réforme dans la région.

Encore en 1625 Calmont se souleva avec Rohan, mais le maréchal de Thémines prit la ville et la brûla le 22 août, ainsi que l'église et le temple réformé.

Dans le premier quart du XVIIème siècle, le seigneur est le sire de Greuil.
Vers 1640, c'est Antoine de Paulo-Granval et désormais la famille de Paulo qui porte les titres de baron (puis vicomte) de Calmont et de baron de Terraqueuse.

En 1721, Antoine de Paulo, comte de Calmont, seigneur et baron de Saint-Jean-de-Tor, est sénéchal de Lauragais. C'est un membre de cette famille, Jules de Paulo qui, rentré de l'émigration, fut le plus connu des chefs de l'insurrection royaliste de l'an VII (1799), visant à prendre l'arsenal de Toulouse.

Les tourelles de Calmont (31)

De la maison fortifiée, située au bord de la rivière et gardant le gué, les restes les plus intéressants sont deux tours du XIVème siècle de forme circulaire ; le sommet de l'une a été refait ; l'autre est découronnée, mais porte un pigeonnier hexagonal. Cette maison fortifiée est classée monument historique.

 Le prieuré avait diséglise de Calmont (31)paru lors de la sécularisation de l'abbaye de Saint-Sernin (en 1526),
 mais Calmont resta une dépendance directe du chapitre de Saint-Sernin de Toulouse, qui en affermait les revenus et à la fin du XVIIème siècle avait les trois-quarts des droits décimaux.

L'église catholique fut reconstruite à la même place après 1685 et inaugurée en 1691. Elle possède une toile représentant Sainte-Marguerite. Ce tableau est classé monument historique. La paroisse avait pour annexes Saint-Jean-de-Tor et Saint-Marcel (Rouel).

Le second temple protestant fut rebâti sur le même emplacement que le premier (où se trouve l'actuel presbytère de Monsieur le Curé) et démoli à la révocation de l'édit de Nantes en 1685.

Dès 1803, le lieu du culte protestant fut bâti au fond de la rue du Pétré ; le 1er janvier 1847, il fut vendu à la commune qui y installa la mairie et une salle d'école.
Hélas, cette bâtisse fut emportée par l'inondation du 23 Juin 1875.

Le quatrième temple protestant et actuel date de 1846. Le premier cimetière réformé se trouvait au lieu dit "La Hierette", actuelle place au nord de l'Abattoir désaffecté.


Les poteries trouvées dans le premier château datent de l'époque barbare ou wisigothique (de l'an 900 à l'an 1100).

Temple protestant de Calmont (31)